Séances plénières

FIONA ELLIS

« Perles locales, incidence nationale »

Fiona EllisLes subventionneurs régionaux exercent leur appui à l’échelle locale. Mais leur action peut-elle avoir une incidence nationale ou internationale? C’est à ce thème que nous invite à réfléchir Fiona Ellis, figure active de la scène philanthropique locale au Royaume-Uni, mais dont les actions ont un rayonnement international.

Fiona Ellis a quitté en mars la Northern Rock Foundation (NRF) après y avoir assumé pendant 11 ans le poste de directrice. Cette fondation établie à Newcastle au Royaume-Uni est l’un des plus importants bailleurs de fonds du Nord-Est de l’Angleterre et de la région de Cumbria.

Avant de joindre les rangs de la NRF, Mme Ellis a occupé pendant près de six ans le poste de directrice adjointe (arts) à la Calouste Gulbenkian Foundation. Elle a également travaillé en tant que pigiste à la Baring Foundation, puis à l’Esmee Fairbairn Charitable Trust. Avant de débuter sa carrière philanthropique, elle a œuvré dans le domaine des arts où elle a joué différents rôles dont celui d’agente de programme d’un conseil des arts communautaires, de régisseuse de plateau, de directrice de théâtre, d’agente de financement et de directrice d’un centre culturel rural. De plus, elle a cosigné Fairness in Funding, un guide sur l’égalité des chances qui s’adresse aux subventionneurs, publié par l’Association of Charitable Foundations au Royaume-Uni.

 

JOHANN KOSS

« Le sport, la philanthropie et la communauté »

Johann KossLes athlètes olympiques constituent des modèles pour la jeunesse partout dans le monde. Or, de plus en plus d’athlètes se servent de leur notoriété afin d’appuyer des causes philanthropiques. L’une des associations les plus heureuses entre les athlètes et la philanthropie est représentée par l’organisme Right To Play (Le droit de jouer). Nous aurons le plaisir d’accueillir Johann Koss et Beckie Scott, anciens médaillés olympiques, dont l’exposé portera sur le sport, la philanthropie et le développement des enfants dans le monde.

Quatre fois médaillé d’or olympique, Johann Koss est président-directeur général de Right To Play, une organisation humanitaire établie à Toronto dont la mission est d’améliorer les conditions de vie des enfants par le biais du sport. Sous sa gouverne, cette ONG s’est taillée une réputation mondiale et est aujourd’hui active dans plus de 20 pays.

Outre son rôle à la présidence de Right To Play, Johann Koss s’est associé à de nombreuses causes liées au sport et aux Jeux Olympiques. En 1997, il a été nommé président d’un forum contre les drogues et le dopage organisé par le gouvernement norvégien. De plus, il siège au conseil de l’organisme « MOT » (Courage), qui mobilise les athlètes norvégiens dans la lutte contre les drogues et le dopage. Il a été membre de la commission des athlètes du Comité international olympique (CIO) de 1998 à 2002, ainsi que membre de la commission médicale et de la commission exécutive chargées de débattre de la réforme du CIO en 2000. Il a été membre du comité exécutif et du comité fondateur de l’Agence mondiale anti-dopage de 2000 à 2002, période durant laquelle il a œuvré à la mise en place d’un passeport de l’athlète anti-dopage. En 1994, Johann Koss a été nommé représentant spécial de l’UNICEF pour le sport.

 

Beckie scott

Beckie Scott est devenue une pionnière des sports nordiques au Canada à partir du moment où elle s’est jointe au programme national canadien de ski de fond en 1994. Au cours de ses onze années de carrière, elle a réécrit le livre des records canadiens en gagnant deux médailles olympiques, soit une médaille d’or à l’épreuve de poursuite de 5 km des Jeux olympiques d’hiver de Salt Lake City en 2002 et une médaille de bronze avec sa coéquipière, Sara Renner, au sprint par équipe des Jeux olympiques d’hiver de Turin en 2006, en plus de 15 médailles à la Coupe du monde, pour ne nommer que quelques-uns de ses exploits.

Ses réalisations professionnelles hors des pistes sont tout aussi impressionnantes. Sa quête de justice ayant entouré sa médaille d’or olympique de 2002 a permis aux droits des athlètes et à l’esprit sportif de triompher. Elle est aussi une militante infatigable contre le dopage sportif, notamment en sa qualité de représentante actuelle du Canada au nouveau comité des athlètes de l’Agence mondiale antidopage.
Durant les Jeux olympiques d’hiver de 2006, les pairs de Scott l’ont élue à la Commission des athlètes du CIO pour un mandat de huit ans. Elle siège également au conseil d’administration du Centre canadien pour l’éthique dans le sport et du Sentier transcanadien.

Depuis que Scott s’est jointe à Right To Play à titre d’athlète-ambassadrice en janvier 2003, elle est aussi devenue coprésidente du comité consultatif canadien de cet organisme. Elle a en outre été nommée représentante spéciale d’UNICEF Canada et, au printemps 2003, elle s’est rendu en Afrique occidentale avec l’UNICEF dans le cadre de son « Initiative pour l’éducation des filles ». En reconnaissance de ses nombreux exploits, Scott a reçu le John Semmelink Memorial Award à deux reprises (2002, 2003) et elle a été intronisée au Alberta Sports Hall of Fame en 2005.

Née à Vegreville (Alberta), Scott a étudié à l’Université de Waterloo. Lorsqu’elle n’est pas sur les pistes, elle aime lire et cuisiner, en plus d’être une nageuse accomplie. Après avoir vécu en Alberta presque toute sa vie, elle et son époux ont établi leur chez-soi à Panorama en Colombie-Britannique et à Bend en Oregon.

 

Eric Young

Président, E.Y.E. | The Social Projects StudioMC

Depuis plus de vingt-cinq ans, Eric Young est à l’avant-garde du marketing social, discipline axée sur l’élaboration de stratégies et de campagnes visant à promouvoir le changement social. Il est le fondateur et président de E.Y.E., société œuvrant auprès de grands organismes du secteur public, privé et bénévole afin de les aider à s’attaquer à certains des enjeux les plus urgents de la société contemporaine. M. Young a été l’architecte de nombreuses campagnes pour le changement et d’une multitude de projets d’innovation sociale dans des domaines comme la santé, la durabilité de l’environnement, l’éthique dans le sport, l’engagement citoyen, la responsabilité sociale des entreprises, le développement communautaire et l’aide humanitaire mondiale.

M. Young compte à son actif de nombreuses publications ainsi que quantité de présentations partout en Amérique du Nord sur les défis du changement et sur le remodelage de la collectivité au XXIe siècle.

Il est professeur au Boston College Center for Corporate Citizenship. À l’heure actuelle, M. Young siège bénévolement au conseil d’administration d’Ecotrust Canada, au comité consultatif canadien de Right To Play et au comité de rédaction de la revue Social Marketing Quarterly. Fellow de la Royal Society of the Arts et membre de la Quadrangle Society du Massey College, M. Young est aussi devenu membre du groupe SiG (Social Innovation Generation) de l’Université de Waterloo en 2008.


PHIL BUCHANAN

« Les éléments essentiels de l’efficacité d’une fondation »

Phil BuchananÀ quoi peut-on voir l’efficacité d’une fondation? Comment les fondations peuvent-elles déployer toutes leurs ressources de manière à maximiser leur impact et à atteindre leurs buts? Quels éléments favorisent ou entravent l’efficacité des fondations dans le contexte économique actuel? Phil Buchanan, président du Center for Effective Philanthropy (CEP), traitera de ces questions dans le cadre d’un exposé qui prendra appui sur les recherches menées par le CEP depuis huit ans, de même que sur l’expérience de cet organisme qui fournit des outils d’évaluation à quelque 200 fondations établies aux États-Unis, au Canada et au Royaume-Uni.

Phil Buchanan est premier chef de la direction du CEP. Dans le cadre de ses fonctions, il a formé une équipe de chercheurs, assuré le financement de l’organisme, conçu un programme de recherche et procédé à l’élaboration et à la promotion d’un nouvel outil d’évaluation du rendement. Phil Buchanan est régulièrement invité à se prononcer sur des sujets liés à l’efficacité des fondations, aux relations entre subventionneurs et bénéficiaires, à la gouvernance des fondations ainsi qu’à l’évaluation de leur rendement à l’occasion de rassemblements régionaux et nationaux de dirigeants et d’administrateurs de fondations et d’organismes sans but lucratif.

Ses écrits sur des sujets qui ont trait à l’éducation, aux fondations et à la gestion ont paru dans maintes publications, entre autres : New York Times, Boston Globe, Seattle Times, Chronicle of Philanthropy, Stanford Social Innovation Review, Alliance Magazine et Chronicle of Higher Education.